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19.08.2008

L'Iran a procédé au lancement d'une fusée capable de porter un satellite

L'Iran a procédé au lancement d'une fusée capable de porter un satellite, a annoncé un haut responsable iranien. Le président Mahmoud Ahmadinejad a suivi personnellement le décollage de cet engin au centre spatial iranien. Le porte-parole du gouvernement iranien Gholamhossein Elham a indiqué de son côté que le chef d'Etat Mahmoud Ahmadinejad était présent à la cérémonie de lancement du satellite depuis la station spatiale de l'Iran. Le chef de l'Etat a prononcé lui-même le compte à rebours et donné le feu vert au lancement au centre spatial iranien, où il a félicité le pays pour cette grande réalisation", Le satellite Omid (Espoir), a été lancé dimanche par la fusée Safir (ambassadeur), ont affirmé dans un communiqué les forces armées. Le satellite Omid passera par le pays six fois par jour. Le président Ahmadinejad avait révélé à la presse vendredi à Istanbul que l'Iran lancerait dans un proche avenir son premier satellite de fabrication locale. Téhéran poursuit un programme spatial depuis plusieurs années, selon plusieurs médias.
 
source : irna.ir/fr/

25.06.2008

Côte d'Ivoire : Opération mains propres

par Fulgence Zamblé
 
Le président du conseil de gestion du Fonds de développement des producteurs de café-cacao, Henri Amouzou et deux de ses collaborateurs ont passé leur deuxième nuit jeudi en prison à Abidjan, en Côte d'Ivoire. Le même jour, Lucien Tapé, responsable du conseil de gestion de la Bourse de café-cacao y passait sa première nuit.

Selon le procureur de la République, Raymond Tchimou, ces personnes ont été arrêtées pour "détournement de fonds, abus de confiance, abus de biens sociaux, escroquerie, faux et usage de faux en écriture privée de banque ou de commerce" dans la filière café-cacao. Une vingtaine d'autres personnes ont été inculpées et pourraient connaître le même sort, a-t-il ajouté devant des journalistes.

Les poursuites judiciaires contre les principaux acteurs de la filière café-cacao interviennent quelques jours après la décision du chef de l'Etat ivoirien, Laurent Gbagbo de mener une vase croisade contre la corruption, les détournements de fonds et le racket dans ce pays d'Afrique de l'ouest.

"Les faits reprochés aux mis en cause sont d'une extrême gravité", indique à IPS, François Amon, avocat à Abidjan, la capitale économique ivoirienne. "Dans cette affaire, l'on ne retrouve pas de traces d'importantes sommes d'argent sorties des structures de gestion. Si les faits reprochés aux inculpés sont avérés, la condamnation ne tardera pas lors du procès", affirme-t-il.

Interdits de plaidoyer au moment de l'arrestation de leurs clients, les avocats des mis en cause n'ont fait, pour l'instant, aucune déclaration publique.

Honorant une promesse de campagne alors qu'il était dans l'opposition, le président Gbagbo avait décidé de libéraliser la filière café-cacao, au lendemain de son élection en octobre 2000. Il avait accordé aux producteurs le droit de gestion afin que ceux-ci jouissent directement du "fruit de leurs efforts".

Mais, une pléthore de structures de gestion a été mise sur pied par les producteurs, notamment le Fonds de développement café-cacao (FDPCC), le Fonds de régulation café-cacao (FRC), la Bourse café-cacao (BCC)... en majorité dirigée par des personnes proches du pouvoir en place.

Six ans après, les producteurs commençaient à contester la "mauvaise" gestion de leurs structures. En 2006, 100 milliards de francs CFA (environ 238 millions de dollars) avaient été détournés, alors que cet argent devait servir à l'achat d'une usine de chocolat à Fulton, aux Etats-Unis, selon un audit réalisé en octobre 2007 dans la filière, à la demande du chef de l'Etat et dont les conclusions ont été déposées récemment.

Alors, plusieurs manifestations avaient eu lieu dans les zones productrices de café et de cacao, marquées par la mise à feu de plusieurs tonnes de cacao et de café par certains producteurs pour exprimer leur mécontentement. Pendant ce temps, d'autres producteurs écoulaient leurs récoltes vers des pays voisins comme le Ghana et le Mali, à cause de la mauvaise gestion des structures qui ne leur assurait pas un bon revenu, et de la chute du prix d'achat.

"La Côte d'Ivoire était menacée de perdre sa place de premier producteur mondial de cacao", explique Marc Saumon, expert européen en négoce, en poste à Abidjan depuis trois ans. "Il était de plus en constaté une forte production des pays voisins, dont certains n'étaient pas producteurs de ce cacao", ajoute-t-il à IPS. "L'assainissement dans le milieu est nécessaire pour permettre aux populations de bénéficier des revenus de cette filière".

Selon les statistiques disponibles à la BCC, la Côte d'Ivoire a produit 1,1 million de tonnes de cacao en 2006, contre 1,4 million de tonnes en 2002, soit une baisse de 300.000 tonnes. En 2007, le pays a produit 950.000 tonnes.

Mais pour Afissa Bamba, avocate à la retraire, "l'Etat pourrait se retrouver dans un dilemme dans cette affaire. Au plus fort de la crise, l'argent de cette filière a servi à l'achat d'armes pour l'armée régulière. Ce sont des faits qui ont été clamés haut et fort dans les médias. Si cet élément est ajouté au dossier, nous aurons un cocktail explosif", soutient-elle devant IPS.

"Je dirais même que le président Gbagbo joue quelque peu sa crédibilité et son avenir politique", affirme à IPS, Hervé N'Kamé, un analyste politique. "Depuis son avènement (au pouvoir), la société (ivoirienne) a connu un développement de magouilles et de malversations par des personnes très proches de lui. S'il (Gbagbo) décide de les combattre, cela peut l'impliquer et l'emporter aussi, en dépit de sa bonne volonté", souligne N'Kamé à IPS.

"En quelques années", explique N'Kamé, "l'on a découvert de nouveaux-riches qui se construisaient des châteaux ou s'offraient des voitures de luxe. C'était devenu frustrant pour le peuple".

Michel Yobouët, coordonnateur national de l'organisation non gouvernementale de lutte contre la corruption 'Publiez ce que vous payez', salue l'opération "mains propres" dans la filière café-cacao. "Alors que ces revenus doivent servir à réduire la paupérisation de la population, ce sont des individus qui en profitaient seuls", déplore-t-il à IPS. Selon lui, la population a le droit de "savoir à quelles fins a servi l'argent du café et du cacao détourné, et que justice soit faite pour punir les coupables".

Première productrice mondiale de cacao, la Côte d'Ivoire dispose d'une filière café-cacao qui représente, à elle seule, près de 10 pour cent de son produit intérieur brut (PIB) et 40 pour cent de ses exportations.

La Côte d'Ivoire est divisée en deux par une rébellion armée qui occupe la moitié nord du pays. Depuis le 19 septembre 2002, des ex-soldats de l'armée régulière estiment avoir pris les armes pour lutter contre l'exclusion présumée des populations de cette partie du pays. Après plus de cinq ans de conflit, le pays semble amorcer une marche vers la tenue d'une élection présidentielle fixée au 30 novembre de cette année. (FIN/2008)
 

Gbagbo gagnant face à la France

Après la visite de Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères à Abidjan, un journal burkinabé estime que c’est une victoire pour le Président Gbagbo. “Une page est tournée dans les relations entre la Côte d`Ivoire et la France". Foi du ministre français des Affaires étrangères, Bernard Koutchner, qui vient d`achever une visite de deux jours sur les bords de la lagune Ebrié.

L`heure est à présent au réchauffement des relations entre les deux pays, qui s`étaient littéralement dégradées avec la crise ivoirienne. A ce propos d`ailleurs, le président ivoirien ne s`était pas embarrassé de langage diplomatique pour dire qu`il dort mieux depuis que Chirac n`est plus à l`Elysée. Si, entre Paris et Abidjan, on se remet à se faire les mamours, c`est qu`il y a bien une leçon à tirer de cette nouvelle phase : il faut se garder d`intervenir entre les deux conjoints français et ivoirien. Malgré des scènes de ménage occasionnelles sur fond d`invectives, de douleurs, d`humiliations et de ressentiments de part et d`autre, ils sont si liés par le mariage d`intérêt que les projets de divorce ne vont jamais bien loin. Même s`il est vrai que la réconciliation entre les deux époux a été favorisée par l`arrivée d`une nouvelle équipe à l`Elysée qui s`emploie à réparer les "torts" causés par l`ancien locataire de l`Elysée. Reste à savoir qui a fait le premier pas pour négocier la réconciliation. "Une fois la date de l’élection [présidentielle] fixée et donc connue de tous", il était de bon ton que Bernard Koutchner allât à Abidjan pour un réchauffement effectif des relations. Un bel argument s`il en est, pour aller vers la Côte d`Ivoire, et espérer, dans le même temps, son pardon. Et pour en rajouter à l`argument, Paris affirme que Laurent Gbagbo a promis de "faire tout ce qui lui est humainement possible pour que la date du 30 novembre soit tenue". La France, pour sa part, a été tellement frappée par le cours heureux des événements qu`elle est disposée à accompagner la Côte d`Ivoire dans la préparation du scrutin de novembre prochain. Elle devrait apporter sa contribution à hauteur de 2 millions d`euros.

Reste que si la bonne "atmosphère politique" qui prévaut actuellement à Abidjan, pour reprendre les termes du french doctor, se raffermissait, la Côte d`Ivoire n`en serait pas la seule bénéficiaire. On sait combien la France et ses citoyens comptent d`intérêts multiformes dans ce pays qui demeure dans la sous-région ouest-africaine, l`Eldorado des milieux d`affaires français. A la faveur des tristes événements de novembre 2004, les opérateurs économiques français avaient dû regagner, la mort dans l`âme, leur pays d`origine. Puis, une fois que les choses semblaient revenues à la normale, ils se sont empressés de retourner dans leur "seconde patrie", toute chose qui n`est pas sans renseigner sur les nombreux intérêts qu`ils tenaient à sauvegarder en Côte d`Ivoire. Et que dire de ces Français qui, malgré tous les risques, avaient tenu à ne pas rentrer pour des raisons autres que celles affectives qu`ils nourrissaient à l`égard de ce pays ? Après donc les opérateurs économiques français, c`est au tour des politiques de l`Hexagone de montrer combien la branche des relations entre la Côte d`Ivoire et la France peut se tordre sans jamais se casser.

Quoi de plus normal en cela quand la France tient à marquer son territoire suite à l`intrusion de concurrents sérieux dans son pré carré. Si la Côte d`Ivoire demeure, comme le remarque Bernard Kouchner, un pays potentiellement riche de ses "énergies et de ses citoyens", la France peut-elle longtemps laisser s`échapper sa "poule aux oeufs d`or"? Dans le bras de fer qui l`a opposé à la France, Laurent Gbagbo en sort finalement gagnant. Non seulement la France marque son retour en Côte d`Ivoire, mais aussi Gbagbo est toujours au pouvoir et les élections se présentent pour lui, sous de bons auspices avec la quasi-assurance que les Forces impartiales (ONUCI et Forces Licorne) seront là pour sécuriser le scrutin présidentiel. Bien plus, Gbagbo se sera présenté aux yeux de son peuple en héros national, en montrant à la face de la France une intransigeance politique lucide, en se présentant sous les traits d`un président qui ne se laisse pas conter. Au total, Laurent Gbagbo peut savourer sa victoire, tout en se réjouissant du retour de l`Hexagone dans son pays, sur fond de changement de ton favorable à la préservation des intérêts mutuellement avantageux entre Paris et Abidjan…

source : lepays.bf

21.06.2008

Nigeria: la rébellion conseille aux étrangers de quitter le delta pétrolier

Le groupe armé MEND a demandé samedi aux étrangers travaillant dans le secteur pétrolier de quitter le delta du Niger après que le gouvernement eut décidé de prendre des mesures de sécurité plus draconiennes contre ses militants.

Pour leur éviter d'être pris entre deux feux, nous demandons aux expatriés du secteur pétrolier d'évacuer les installations pétrolières et les bases de vie dans le secteur du delta du Niger en attendant que nous réglions son compte à un gouvernement hypocrite", déclare le MEND dans un texte.

Le président Umaru Yar'Adua a ordonné vendredi l'arrestation des responsables de la dernière attaque contre le principal champ pétrolier de Shell et exigé un renforcement de la sécurité sur toutes les infrastructures pétrolières dans le delta du Niger.

"Une attaque de nos positions sera considérée comme une déclaration d'une guerre du pétrole" affirme le teste du Mouvement d'émancipation du Delta du Niger (Mend).

Le mouvement, qui a qualifié l'ordre présidentiel de "plaisanterie", met le gouvernement au défi d'attaquer une de ses positions.

Le groupe a également appelé les jeunes de la région à saboter les structures pétrolières proches de chez eux et à rejoindre ses camps d'entraînement.

A la suite de l'attaque par le MEND de son site de Bonga, Shell Nigeria s'est déclaré vendredi en situation de "force majeure", une clause qui lui permet de suspendre ses obligations contractuelles, telles que les livraisons de pétrole et de gaz, à la suite d'événements imprévus, sans encourir de pénalités.

Suite à l'attaque du FPSO Bonga (Floating, Production, Storage and Offloading), situé à 120 km au large de Lagos, Shell a dû interrompre jeudi sa production sur ce site. Elle n'avait pas repris vendredi.

Le site de Bonga, ouvert en novembre 2005, a permis à Shell d'exporter 100 millions de barils à la date de mai 2007 et est détenu à 55% par Shell, 20% par le géant américain Exxon Mobil, 12,5% par l'Italien Agip, et 12,5% par le groupe français Total, via Elf Petroleum Nigeria.

Quand il tourne à plein régime, le FPSO Bonga a une capacité de 225.000 barils par jour, et 150 millions de pieds cubes de gaz qui partent vers le terminal de Bonny par des gazoducs sous-marins.

Le 21 avril, Shell Nigeria SPDC s'était déjà déclarée lundi en situation de "force majeure" pour avril et mai à son terminal de Bonny (sud) en raison d'attaques du MEND contre deux de ses oléoducs.

Il avait également eu recours à la même procédure à la mi-janvier suite au sabotage d'un oléoduc servant au chargement du pétrole à son terminal de Forcados.

Cible la plus fréquente des attaques dans le delta du Niger, Shell a perdu récemment sa position de premier producteur de pétrole au Nigeria au profit d'ExxonMobil, même s'il reste encore numéro un pour la combinaison gaz-pétrole.

De 2003 à 2007, sa production de pétrole dans le pays a chuté de moitié.

Les violences dans le Delta du Niger ont privé le Nigeria d'un quart de sa production de pétrole depuis janvier 2006.

Le pays a perdu en avril sa place de premier producteur africain au profit de l'Angola selon l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (0PEP). L'Angola a produit 1,873 million de baril par jour en avril, contre 1,818 million de b/j pour le Nigeria.

Suite à l'attaque de jeudi, les autorités nigérianes ont convoqué une réunion d'urgence lundi prochain à laquelle doivent participer les plus hauts responsables de la défense nationale et des forces de sécurité ainsi que des dirigeants des principales compagnies pétrolières multinationales opérant dans le pays

AFP

13.06.2008

Coopération sud-sud : Le Président Gbagbo invité au Venezuela

par Michèle Pépé

L’agenda du Président Laurent Gbagbo a été bien rempli, hier, à Yamoussoukro. Entre des interviews accordées à des médias français (Le Figaro, Le Parisien), l’agence Reuters et la chaîne de télé italienne Videe Spa (qui a réalisé la mondovision de la Conférence), le Chef de l’Etat a eu une série d’audiences avec des représentants de pays qui participent à la réunion ministérielle du Groupe des 77 plus la Chine (10 au 13 juin). Le renforcement de la coopération Sud-Sud, aussi bien au niveau économique que politique, a naturellement été au menu des échanges que le Président Gbagbo a successivement eus avec l’ambassadeur du Costa Rica à l’Onu, le vice-ministre des Affaires étrangères du Nicaragua, l’ambassadeur du Qatar à l’Onu et le porte-parole du panel des personnalités indépendantes du G77. Ces audiences ont eu lieu à la Fondation Félix Houphouet-Boigny, dans les bureaux du Président, situés au 4ème étage.

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Télévision tunisienne

 

11.06.2008

Sommet du G77 à Yamoussokro

La 12e Session du Comité intergouvernemental de suivi et de coordination de la coopération économique entre pays en développement (Groupe 77+la Chine) s'est ouverte mardi après-midi à Yamoussoukro (centre), capitale politique de la Côte d'Ivoire. La réunion a pour thème "Réflexion sur la position commune du Groupe des 77 et de la Chine à la Coopération Sud-Sud, prévue en 2009 au Chili". Le président ivoirien propose la création d'une banque régionale d'investissement Le président ivoirien Laurent Gbagbo a proposé mardi à Yamoussoukro (centre de la Côte d'Ivoire) la création d'une banque régionale d'investissement, lors de la cérémonie d'ouverture d'une réunion qui réunit le Groupe des 77 et la Chine. Le président Gbagbo, qui ouvrait la 12ème Session du comité intergouvernemental de suivi et de coordination sur la coopération économique entre pays en développement, a souhaité que la Côte d'Ivoire abrite la banque et que le siège se trouve à Yamoussoukro, capitale politique ivoirienne. Selon le chef de l'Etat ivoirien, l'idée se trouve dans le prolongement de l'initiative du président vénézuélien Hugo Chavez de mettre en place une banque du Sud. "Il s'agit d'une banque dévouée au développement de nos pays, une banque crédible et forte de l'expérience de chacun de nous, une banque riche de notre volonté de quitter l'arrière pour prendre les devants dans les choix économiques qui impliquent la vie de nos populations", a-t-il expliqué. Des délégations issues de 130 pays du Groupe des 77 plus la Chine participent à la réunion du comité intergouvernemental qui se déroule pour la première fois dans un pays d'Afrique subsaharienne. La réunion a pour thème "Réflexion sur la position commune du Groupe des 77 et de la Chine à la Coopération Sud-Sud, prévue en 2009 au Chili". Elle doit examiner la mise en oeuvre de la plate-forme pour le développement du Sud recommandée par le 2e Sommet du Sud, ainsi que l'opérationnalisation du Fonds d'aide au développement du Sud et à l'assistance humanitaire mis en place lors de ce sommet. Fondé en 1964, le Groupe des 77 est une coalition de pays en voie de développement, qui vise à promouvoir les intérêts économiques collectifs de ses membres et à créer une capacité de négociation accrue aux Nations Unies.
 
source :  Xinhuanet

05.06.2008

Chrétiens persécutés en Algérie

par Habibou Bangré 

 

Le tribunal de Tiaret a condamné quatre Algériens convertis au christianisme à des peines de prison avec sursis et des amendes pour « pratique d’un culte non musulman sans autorisation ». Le président de l’église protestante d’Algérie a fait part de sa « tristesse » à l’annonce du verdict. Un verdict qui pourrait bien être suivi d’autres condamnations de convertis chrétiens. Le tribunal de Tiaret a tranché. La cour de cette ville située à 200km au Sud-Ouest d’Alger a déclaré coupables mardi quatre hommes accusés de « pratique d’un culte non musulman sans autorisation ». Ils avaient été interpellés le 9 mai pour avoir participé chez l’un d’eux à une messe, ont expliqué les forces de sécurité. Ce qui est interdit d’après une loi controversée de février 2006, selon laquelle seul le ministère des Affaires Religieuses peut agréer les lieux de culte et leur servant.

Les quatre accusés, qui ont reconnu s’être convertis au christianisme, ont nié avoir pris part à une messe. Reste que le tribunal de Tiaret a condamné l’hôte présumé dudit rassemblement à six mois de prison avec sursis et 2 000 euros d’amende. Les trois autres écopent de deux mois d’emprisonnement avec sursis et de 1 000 euros d’amende. Deux autres prévenus ont de leur côté été acquittés après qu’ils ont affirmé ne pas s’être convertis et avoir juste assisté à un déjeuner.

L’avocate des ex-accusés estime que la justice « a mis de l’eau dans son vin », d’après les propos recueillis par RFI. Me Khelloudja Khalfoun compte cependant faire appel de la décision. Elle se justifie en expliquant que le verdict n’était pas juste et cohérent puisque seuls ceux qui ont confessé leur conversion au christianisme ont été condamnés. « Ils étaient jugés pour les mêmes faits, ils devaient être soit tous condamnés, soit tous relaxés », souligne-t-elle. Un avis que partage le président de l’église protestante d’Algérie. Mustapha Krim a confié à l’Associated Press sa « tristesse » et ses « regrets » quant au jugement du tribunal de Tiaret, qu’il qualifie de « persécution ». Et de déclarer : « Nous demandons aux autorités algériennes de respecter les convictions religieuses des chrétiens en Algérie. On demande en tant que citoyens algériens d’exercer notre culte en toute dignité et en toute liberté ».

Mustapha Krim appelle par ailleurs à l’abrogation de la loi de février 2006. Une loi qui a débouché sur la fermeture de « plus d’une douzaine d’églises au cours des six derniers mois » ainsi que de « plusieurs mosquées », indique le site de la BBC. Une loi qui a aussi conduit à un certain nombre de procès contre d’anciens musulmans accusés de prosélytisme. Au moins trois Algériens convertis sont d’ailleurs en attente d’une décision de justice. Dans le procès d’Habiba Kouider, interpellée début avril avec une dizaine d’exemplaires de la bible, le tribunal de Tiaret a demandé un « complément d’enquête » avant de rendre son verdict. Le procureur a toutefois requis trois ans de prison ferme contre la coupable présumée de pratique illégale d’un culte non musulman. Deux Algériens accusés de prosélytisme, jugés par le tribunal correctionnel de Tissemsilt, devraient quant à eux être fixés sur leur sort le 18 juin

afrik.com

04.06.2008

La Banque Européenne finance-t-elle le pillage du Congo ?

Aujourd’hui, la Banque Européenne d'Investissement (la BEI) souffle ses cinquante bougies, et dans la chaude ambiance de la fête d’anniversaire, BAKCHICH.INFO se penche pour regarder un peu ce qui se passe sous les jupes de la vieille dame ! Disons-le franchement, les dessous chics de la BEI ne sont pas à la hauteur de sa réputation… Pour en savoir plus sur le pillage des ressources minières du Congo par les grandes entreprises occidentales, visitez le site d'information et d'enquêtes BAKCHICH.INFO

 


Les succès de la lutte contre le sida en Éthiopie

Délivrer gratuitement des antirétroviraux et des tests de dépistage, mais aussi aider les malades à subvenir à leurs besoins, participer à la formation continue d'agents de santé communautaires... Le Fonds mondial contre le sida agit à tous les niveaux.
Les succès de la lutte contre le sida en Éthiopie
En éthiopie, au cœur des hauts plateaux qui dominent la Corne de l'Afrique, l'épidémie de sida a démarré dès le début des années 1990, aggravée par les mouvements de population consécutifs au conflit qui a éclaté avec l'Érythrée.

Aujourd'hui, près de 260 000 personnes ont un sida avéré. Mais de 800 000 à 2,9 millions d'autres sont déjà conta­minées sur une population de 83 millions d'habitants, souvent très jeunes et dont l'espérance de vie ne dépasse guère la cinquantaine.

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