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24.04.2008
Elections présidentielles en Afrique
Les élections présidentielles en Afrique sont souvent source de contestations et de crises, même si certains pays ont connu des alternances réussies. Au KENYA, où plus de 300 personnes ont été tuées depuis la réélection contestée du président Mwai Kibaki, les périodes électorales ont été plusieurs fois le cadre d'émeutes meurtrières. En 2002, le pays a connu une alternance démocratique et pacifique avec la victoire de M. Kibaki, mais les deux scrutins de 1992 et de 1997 avaient été marqués par des violences politico-ethniques. En 1992, juste avant et après les élections générales, des centaines de personnes ont été tuées dans la vallée du Rift (ouest) dans des violences interethniques.
Au NIGERIA, en 1993, le gouvernement militaire fédéral a annulé la présidentielle. Moshood Abiola, candidat du Parti social démocrate (progressiste), qui avait déjà annoncé sa victoire, est emprisonné en 1994 et meurt en détention.
En avril 2007, l'élection d'Umaru Yar'adua à la présidentielle a été très contestée, les observateurs indépendants dénonçant des fraudes et des violences. On estime à au moins 200 le nombre de morts entre le 14 et le 21 avril. le 22 avril, Umaru Yar'Adua, gouverneur de l'État de Katsina et candidat du parti au pouvoir (Parti démocratique du Peuple, PDP), est déclaré vainqueur de l'élection présidentielle avec 24,6 millions de voix devançant le général Muhammadu Buhari présenté par All Nigeria Peoples Party (ANPP), qui obtient 6,6 millions de voix et le vice-Président Atiku Abubakar 2,6 millions de voix.
Au TOGO, en 1998, le général Gnassingbé Eyadéma a été proclamé vainqueur de la présidentielle, alors que l'opposition considérait Gilchrist Olympio comme le véritable vainqueur. Des manifestations se sont succédé pour crier à "l'imposture". Lors de la présidentielle de 2005, suite au décès du général Eyadéma, des violences ont ensanglanté le pays après l'annonce de la victoire de l'un de ses fils, Faure Gnassingbé. Selon un rapport de l'ONU, ces violences ont fait "entre 400 et 500 morts".
En COTE D'IVOIRE, en 2000, le chef de la junte Robert Gueï a interrompu brutalement le processus électoral et s'est proclamé président face à l'opposant Laurent Gbagbo. Celui-ci se déclare chef de l'Etat et appelle ses militants à descendre dans la rue. La garde présidentielle tire, faisant des dizaines de victimes, mais la gendarmerie puis l'armée se rallient. La junte est chassée par un soulèvement populaire contre le "putsch électoral" du général Gueï et Laurent Gbagbo est proclamé vainqueur.
A MADAGASCAR, en 2001-2002, une grave crise politique de sept mois, marquée par des manifestations géantes, a paralysé le pays. Didier Ratsiraka avait contesté la victoire de son rival, Marc Ravalomanana, au premier tour de la présidentielle de décembre 2001 et répondu à l'autoproclamation de son rival par une confrontation qui avait dégénéré en affrontements armés faisant plusieurs dizaines de morts. M. Ratsiraka a été contraint à l'exil en France.
Au ZIMBABWE, en mars 2002, la présidentielle, remportée par le président Robert Mugabe, a été marquée par des violences et des fraudes. Le pays est depuis soumis à des sanctions internationales. A DJIBOUTI, seul candidat, le président sortant Ismaël Omar Guelleh est réélu en avril 2005 avec un taux de participation de 78,9%. L'opposition avait appelé au boycott du scrutin, estimant que les conditions d'un vote démocratique n'étaient pas réunies.
Au GABON, le président Omar Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 1967, est élu pour la troisième fois en novembre 2005 depuis le rétablissement du multipartisme en 1990. Les deux principaux candidats de l'opposition dénoncent des chiffres fabriqués et des fraudes massives.
Au TCHAD, le président Idriss Deby Itno, au pouvoir depuis 1990, est réélu en mai 2006 pour cinq ans dès le premier tour de l'élection, boycottée par l'ensemble de l'opposition. Le Conseil constitutionnel tchadien confirme le 29 mai sa victoire, avec un score de 64,67% des suffrages. En ZAMBIE, réélection en septembre 2006 du chef d'Etat sortant, Levy Mwanawasa devant son principal opposant, Michael Sata. De violents affrontements opposent les 1er et 2 octobre des partisans de M. Sata aux forces de l'ordre dans plusieurs quartiers populaires de la capitale Lusaka.
Au SENEGAL, les élections du 25 février 2007 reconduisent à la tête du pays, pour un second mandat, Abdoulaye Wade. Il est réélu à la majorité absolue avec 55,7% des voix devant l'ancien Premier ministre Idrissa Seck qui obtient près de 15% des voix, et le candidat du Parti socialiste, Ousmane Tanor Dieng, 3ème avec environ 13% des suffrages exprimés. La contestation des résultats est très faible par manque de preuves suffisantes d’une « fraude électorale » à vaste échelle. L'opposition confirme une fraude organisée et des milliards débloqués pour l’achat des consciences et la manipulation par le biais des "marabouts et chefs religieux" utilisés par Wade pour se faire réélire.
En RD CONGO, les 22 et 23 mars 2007, des combats à l'arme lourde entre l'armée régulière du président élu Joseph Kabila et la garde rapprochée de son adversaire malheureux à la présidentielle, l'ex-chef rebelle Jean-Pierre Bemba, faisaient entre 200 et 500 morts en plein coeur de Kinshasa.
Au MALI, le président sortant Amadou Toumani Touré remporte l'élection présidentielle du 29 avril 2007 avec 68,31% des voix, selon des résultats complets contestés par la principale coalition de l'opposition qui dénonce des fraudes massives. Ses principaux opposants, regroupés au sein du Front pour la démocratie et la République, avaient introduit une série de requêtes pour irrégularités et avaient demandé l'annulation du scrutin. Mais, les juges constitutionnels avaient rejeté ces recours.
En COTE D'IVOIRE, en 2000, le chef de la junte Robert Gueï a interrompu brutalement le processus électoral et s'est proclamé président face à l'opposant Laurent Gbagbo. Celui-ci se déclare chef de l'Etat et appelle ses militants à descendre dans la rue. La garde présidentielle tire, faisant des dizaines de victimes, mais la gendarmerie puis l'armée se rallient. La junte est chassée par un soulèvement populaire contre le "putsch électoral" du général Gueï et Laurent Gbagbo est proclamé vainqueur.
A MADAGASCAR, en 2001-2002, une grave crise politique de sept mois, marquée par des manifestations géantes, a paralysé le pays. Didier Ratsiraka avait contesté la victoire de son rival, Marc Ravalomanana, au premier tour de la présidentielle de décembre 2001 et répondu à l'autoproclamation de son rival par une confrontation qui avait dégénéré en affrontements armés faisant plusieurs dizaines de morts. M. Ratsiraka a été contraint à l'exil en France.
Au ZIMBABWE, en mars 2002, la présidentielle, remportée par le président Robert Mugabe, a été marquée par des violences et des fraudes. Le pays est depuis soumis à des sanctions internationales. A DJIBOUTI, seul candidat, le président sortant Ismaël Omar Guelleh est réélu en avril 2005 avec un taux de participation de 78,9%. L'opposition avait appelé au boycott du scrutin, estimant que les conditions d'un vote démocratique n'étaient pas réunies.
Au GABON, le président Omar Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 1967, est élu pour la troisième fois en novembre 2005 depuis le rétablissement du multipartisme en 1990. Les deux principaux candidats de l'opposition dénoncent des chiffres fabriqués et des fraudes massives.
Au TCHAD, le président Idriss Deby Itno, au pouvoir depuis 1990, est réélu en mai 2006 pour cinq ans dès le premier tour de l'élection, boycottée par l'ensemble de l'opposition. Le Conseil constitutionnel tchadien confirme le 29 mai sa victoire, avec un score de 64,67% des suffrages. En ZAMBIE, réélection en septembre 2006 du chef d'Etat sortant, Levy Mwanawasa devant son principal opposant, Michael Sata. De violents affrontements opposent les 1er et 2 octobre des partisans de M. Sata aux forces de l'ordre dans plusieurs quartiers populaires de la capitale Lusaka.
Au SENEGAL, les élections du 25 février 2007 reconduisent à la tête du pays, pour un second mandat, Abdoulaye Wade. Il est réélu à la majorité absolue avec 55,7% des voix devant l'ancien Premier ministre Idrissa Seck qui obtient près de 15% des voix, et le candidat du Parti socialiste, Ousmane Tanor Dieng, 3ème avec environ 13% des suffrages exprimés. La contestation des résultats est très faible par manque de preuves suffisantes d’une « fraude électorale » à vaste échelle. L'opposition confirme une fraude organisée et des milliards débloqués pour l’achat des consciences et la manipulation par le biais des "marabouts et chefs religieux" utilisés par Wade pour se faire réélire.
En RD CONGO, les 22 et 23 mars 2007, des combats à l'arme lourde entre l'armée régulière du président élu Joseph Kabila et la garde rapprochée de son adversaire malheureux à la présidentielle, l'ex-chef rebelle Jean-Pierre Bemba, faisaient entre 200 et 500 morts en plein coeur de Kinshasa.
Au MALI, le président sortant Amadou Toumani Touré remporte l'élection présidentielle du 29 avril 2007 avec 68,31% des voix, selon des résultats complets contestés par la principale coalition de l'opposition qui dénonce des fraudes massives. Ses principaux opposants, regroupés au sein du Front pour la démocratie et la République, avaient introduit une série de requêtes pour irrégularités et avaient demandé l'annulation du scrutin. Mais, les juges constitutionnels avaient rejeté ces recours.
AFP - MEDIATROPIQUES
14:35 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afrique, démocratie, élections, crise
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