« 2008-04 | Page d'accueil
| 2008-06 »
31.05.2008
Union méditerranéenne : le veto algérien?
La Présidence aurait informé l’Elysée de son refus d’être représentée au niveau du chef de l’Etat à ce rendez-vous diplomatique, lors de la dernière visite à Alger du chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner. Les observateurs de la scène politique méditerranéenne s’accordent à dire que la prochaine visite à Alger du Premier ministre français, François Fillon, n’apportera pas de grands changements quant à la décision de l’Algérie qui a décidé ainsi de faire l’impasse sur le sommet de l’Union pour la Méditerranée. Abdelaziz Bouteflika est convaincu de la justesse de sa décision. Les mêmes observateurs estiment que la décision du chef de l’Etat est loin de toute considération bilatérale et encore moins au fait que la France, initiatrice du projet, ait décidé unilatéralement au partage des postes.
01:55 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : union méditerranéenne, algérie, israël, maroc
30.05.2008
Le gouvernement Berlusconi pousse à des pogroms racistes
Mercredi 21 mai, lors d'une session extraordinaire dans la ville de Naples, le nouveau cabinet du Premier ministre italien Silvio Berlusconi a fait passer de nouvelles lois très dures contre les immigrés. Ces nouveaux décrets sont le prolongement de plusieurs semaines de descentes de police et de violence contre la communauté immigrée en Italie.
Cette réunion spéciale du cabinet Berlusconi avait été prévue à Naples pour s'occuper en tout premier lieu de la longue crise des déchets de la ville. À cette occasion, Berlusconi a classé les décharges de la région comme des zones militaires pour empêcher les habitants de manifester contre les rejets toxiques. Il a combiné cela avec l'utilisation du racisme, assurant que la « lutte contre les criminels étrangers » était la priorité de son gouvernement et il a mis à profit la réunion de Naples pour faire passer un certain nombre de lois répressives.
Le gouvernement Berlusconi est constitué de partis de droite et d'extrême droite, parmi lesquels l'Alliance nationale post-fasciste et la Ligue du Nord ouvertement séparatiste et raciste. Durant la phase finale de la campagne pour les récentes élections fédérales italiennes, le magnat des médias multimillionnaire a délibérément fait de la xénophobie la clef de voûte de sa campagne électorale. L'un des principaux points du programme électoral de Berlusconi consistait à identifier les immigrés, et en particulier la communauté rom, comme la principale source des problèmes économiques et sociaux de l'Italie.
15:38 Publié dans actualité, monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : italie, immigration, racisme, berlusconi, roms, pogrom
29.05.2008
Situation inquiétante au Mali
« Ce dernier incident souligne la nécessité de trouver d’urgence une issue immédiate et durable à ce conflit récurrent, afin que le Mali puisse se concentrer sur ses priorités en matière de développement et sur la consolidation de la démocratie dans le pays », a indiqué M. Ki-moon, dans une déclaration prononcée par son porte-parole le 22 mai, à New York.
Au Mali, selon les officiers de l’armée et les observateurs, l’ampleur de l’attaque menée le 21 mai par les rebelles contre le Groupement de la garde nationale d’Abeibara, une localité située à 150 kilomètres au nord de Kidal (nord), traduit l’audace de plus en plus prononcée qui caractérise les tactiques employées par les rebelles, ainsi que leur force de combat accrue, un phénomène inquiétant.
23:57 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mali, crise, touregs, rébellion
28.05.2008
La présidence à vie est elle une fatalité arabe ?
Tous mes interlocuteurs étaient d’accord sur le fait, qu’en matière de libertés publiques, le retour du bâton craint, une fois éteinte les lampions de la fête, ne s’est pas produit.
Mais beaucoup de représentants de la "société civile" semblaient dubitatifs quant à l’enthousiasme soulevé par l’expérience mauritanienne dans les pays arabes.
Leurs arguments appelant à tempérer cet enthousiasme sont les suivants :
- D’une certaine façon, les caciques de la dictature déchue n’avaient pas le choix, surtout après la tentative de putsch de 2003, que d’organiser leur propre soulèvement et sauver leurs propres têtes et privilèges en sacrifiant le dictateur devenu un fardeau pour le système.
- C’est le candidat du régime de l’époque, soutenu par la caste militaire, toujours omnipotente, qui l’a emporté et non le candidat de la "vraie alternance".
- Certes les formes électorales ont été respectées, mais la lutte n’a pas tourné autour de programmes politiques. Les déterminants ont été l’argent et le clientélisme tribal et ethnique.
Il est exact que sans l’intervention en sous main des militaires, le candidat de l’opposition aurait eu de meilleures chances de l’emporter, sans que cela soit absolument certain.
06:20 Publié dans question de fond | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : maghreb, monde arabe, démocratie
27.05.2008
Mutinerie des militaires en Guinée
Le mouvement a débuté lundi matin au camp Alfa Yaya Diallo de la capitale, situé près de l'aéroport international. Ce camp, le plus grand du pays, abrite des commandos parachutistes et des troupes d'élite. Les soldats en colère ont tiré en l'air toute la journée, depuis l'intérieur de la garnison.
En milieu d'après-midi, pour appuyer leurs revendications, ils ont séquestré le chef d'état-major adjoint, le général Mamadou Sampil, qui était pourtant venu pour dialoguer. Deux sources proches de sa famille ont mardi indiqué qu'il avait été libéré lundi soir et avait regagné son domicile. Mais son fils, Youssouf Sampil, a ensuite apporté quelques précisions: "Mon papa n'est plus séquestré, il est à l'intérieur du camp à la demande des militaires en colère".
"Je lui ai apporté à manger (mardi), j'ai bavardé avec lui et il m'a dit: +on me demande de rester ici+. Il est libre de ses mouvements mais à l'intérieur du camp", a-t-il poursuivi.
Lundi soir, les soldats sont pour la première fois sortis du camp militaire pour se rendre dans le quartier voisin de Yimbaya, toujours en tirant en l'air. Sept habitants du quartier ont été blessés par des balles perdues, selon des témoins. Dans la même soirée, un officier de l'armée guinéenne en charge de l'intendance militaire, le commandant Korka Diallo, a également été grièvement blessé par balles devant le camp Alfa Yaya dans des circonstances encore floues. Il a été transporté dans une clinique.
Pendant la nuit de lundi à mardi, le mouvement de colère des militaires a gagné deux importantes villes-garnisons, Kindia (130 km à l'est de Conakry) et Nzérékoré (1.000 km au sud-est de Conakry), selon des témoins.
A Kindia, une femme a été touchée en pleine poitrine par une balle perdue et a succombé à ses blessures, selon des témoins. Devant la gravité de la situation, le président guinéen, le général Lansana Conté, au pouvoir depuis 1984, a réuni lundi soir dans son palais présidentiel de Conakry plusieurs hauts responsables civils et militaires. Au terme de la réunion, le gouvernement a appelé au calme, dans un communiqué lu à la télévision nationale, et demandé aux militaires de privilégier "le dialogue et la concertation".
Les militaires en colère réclament le paiement d'arriérés de soldes non perçues depuis 1996, ils accusent des membres de la hiérarchie d'avoir détourné une partie de cet argent, ce que le gouvernement dément. Les soldats mécontents ont également expliqué que depuis le limogeage du Premier ministre Lansana Kouyaté le 20 mai, ils n'avaient plus d'interlocuteur pour parler de ce problème.
En mai 2007, des militaires avaient déclenché un mouvement de grogne à travers le pays en affirmant notamment que certains de leurs chefs procédaient à des retenues sur leurs soldes depuis 1996. Les violences avaient alors fait au moins huit morts et plusieurs dizaines de blessés. Le président Lansana Conté avait ensuite limogé huit hauts responsables de l'armée, dont certains étaient accusés par les militaires mécontents de corruption et de détournement de leurs arriérés de soldes. Le général Sampil avait alors été nommé chef d'état-major adjoint.
afp
19:54 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guinée, mutinerie, conacry, crise, militaire, Lansana Conté
La démocratie américaine selon Thierry Meyssan
obama cain clinton
Sandro Cruz : Les États-Unis sont en pleine campagne électorale présidentielle. Trois candidats sont en lice. Quel regard portez-vous sur eux ?
Thierry Meyssan : En premier lieu, il importe de noter qu’il n’y a pas que trois candidats à la candidature (McCain chez les républicains, Clinton et Obama chez les démocrates), car de petits partis auront aussi leurs candidats, et des indépendants peuvent se présenter dans certains États. Il y avait dix-sept candidats en 2004, alors que les médias européens n’en ont cité que trois.
En 2008, il y aura au moins un candidat libertarien, un vert et deux trotskistes (le « vrai » Roger Calero et le « faux » Brian Moore, appointé par la CIA), un prohibitionniste (le pasteur Gene Amondson), un représentant du parti des contribuables (désormais dénommé parti de la Constitution), plus un indépendant (Ralph Nader)
Toutefois, ces petits candidats ne sont pas autorisés à se présenter sur tout le territoire et ne totaliseront probablement pas 5 % des voix. Le républicain et le démocrate rafleront la mise. C’est pourquoi les médias non-US ne s’intéressent qu’à MM. McCain, Obama et Mme Clinton. Ils ont tort, car si les petits candidats n’ont pas de crédibilité pour accéder à la Maison-Blanche, leur activisme laboure la société états-unienne et influence à terme le discours politique.
Vous me demandez ce que je pense des grands candidats c’est-à-dire ce que cela changera dans la politique des États-Unis si c’est l’un plutôt que l’autre qui est élu. Je pense que vous posez la question à l’envers. Vous conviendrez que l’actuel président, George W. Bush, n’a pas les capacités pour gouverner. C’est une marionnette derrière laquelle se cache le vrai pouvoir. Et si la politique des États-Unis ne se décide pas aujourd’hui dans le Bureau ovale, pourquoi voulez-vous qu’il en soit autrement l’an prochain ?
L’oligarchie est maintenant face à un dilemme :
- 1. Soit continuer la politique coloniale actuelle ;
- 2. Soit revenir à une forme d’impérialisme plus présentable.
Compte tenu de l’emballement de la crise financière et des échecs militaires, la poursuite de l’aventurisme peut conduire à la chute, mais aussi, pourquoi revenir en arrière quand on n’y est pas directement forcé ?
Si McCain correspond au premier terme de l’alternative et Obama au second, Clinton peut s’adapter à l’un comme à l’autre. C’est le sens de son maintien dans la course alors qu’elle aurait dû jeter l’éponge depuis longtemps. En réalité, après des mois de luttes intestines, l’oligarchie états-unienne vient de choisir. Comme on le voit avec les négociations en cours et divers accords de paix au Pakistan, en Irak, au Liban, en Syrie et en Palestine, elle a renoncé au « clash des civilisations » et au « remodelage du Grand Moyen-Orient ».
Obama offre deux qualités : d’une part, il a fait campagne sur le thème du changement et peut donc facilement incarner un renouveau en politique étrangère ; d’autre part, l’oligarchie majoritairement blanche préfère laisser à un noir la responsabilité d’annoncer la faillite du pays et d’affronter les inévitables révoltes sociales qui suivront.
07:50 Publié dans classé confidentiel, monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : démocratie, usa, élections
26.05.2008
La dynamique africaine, états des lieux & perspectives
06:00 Publié dans vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afrique, économie, croissance, perspectives
L'union méditerranéenne en question
05:30 Publié dans vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, maghreb, union méditerranéenne
Nigéria: un état riche mais un pays pauvre
05:15 Publié dans vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nigéria, pétrole, corruption
25.05.2008
L'internet en Afrique

16:28 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afrique, internet