21.06.2008
Directive retour, les menaces de Chavez
M. Chavez a menacé de suspendre les fournitures de pétrole vénézuélien aux pays de l’UE après le vote mercredi dernier au Parlement européen d’une directive européenne selon laquelle les sans-papiers (immigrés clandestins) pouvaient désormais être retenus dans des centres spéciaux fermés en Europe jusqu’à 18 mois avant d’être expulsés vers leur pays d’origine.
Intervenant à la télévision nationale, le président vénézuélien a qualifié de “fasciste” la ligne approuvée par l’UE et a déclaré que le “pétrole vénézuélien ne devrait plus aller vers ces pays européens”.
“A mon avis, a dit M. Solana, cette déclaration est absolument disproportionnée”.
Le Venezuela vend le plus gros de son pétrole aux Etats-Unis et ce, en dépit des relations tendues avec ce pays. Il n’est qu’un fournisseur secondaire de brut pour l’Europe. Pourtant, certaines sociétés européennes travaillent au Venezuela, notamment le français Total et le norvégien Statoil.
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UE, la directive retour adoptée
Sans-papiers: les eurodéputés adoptent la 'directive retour
Le projet européen de directive "retour", sur l'expulsion des sans-papiers, avait déjà été approuvé par les chefs de gouvernements. Les eurodéputés ont adopté aujourd'hui ce projet de loi controversé destiné à faciliter le renvoi des sans-papiers de l'UE.
Le texte, résultat d'un compromis conclu avec les 27 Etats membres, a été approuvé par 367 voix contre 206 et 109 abstentions. Les amendements proposés par les opposants au texte ont été à chaque fois rejetés avec des écarts de plus de 100 voix.
Cette loi européenne vise en priorité à faciliter les départs volontaires des ressortissants étrangers en situation irrégulière dans l'UE. Très critiquée par la gauche et de nombreuses ONG, elle prévoit néanmoins la possibilité de les expulser dans le cas contraire, avec une durée de rétention maximale de 18 mois et un bannissement de cinq ans après expulsion. La loi n'interdit pas l'expulsion des mineurs.
Hier, Brice Hortefeux, ministre de l'immigration a affirmé que cette directive "retour" "ne changera en rien la politique française".
Concernant l'un des points les plus controversés du projet de la directive "retour" qui vise à fixer à dix-huit mois la durée maximale de la rétention des étrangers, le ministre a déclaré, en réponse à Serge Letchimy (PPM, Martinique): "Pour la France, je vous l'indique très clairement, il n'est pas question de modifier la durée maximum qui est de 32 jours."
Sur le deuxième élément de la directive qui vise à interdire pendant 5 ans le retour dans le pays d'accueil à tout étranger en situation irrégulière qui en a été expulsé, Brice Hortefeux a indiqué "avoir négocié" avec ses collègues Jean-Pierre Jouyet (Affaires européennes) et Bernard Kouchner (Affaires étrangères). "Nous avons obtenu que cette durée puisse être diminuée voire supprimée. La France n'est pas favorable à des politiques de bannissement", a ajouté Brice Hortefeux.
Enfin, à propos d'une troisième disposition relative aux mineurs sans-papiers isolés, le ministre de l'Immigration a rappelé qu'en France "il n'est pas possible, et cela me parait juste, de les renvoyer dans le pays d'origine".
"En revanche, a-t-il aussi expliqué, un certain nombre de pays le pratiquent. Le projet de directive vise à atténuer cette possibilité en demandant des garanties. Mais là aussi, très concrètement, cela ne change rien pour la France."
AFP
21:39 Publié dans monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Union européenne, immigration, directive retour
12.06.2008
L’Iran retire ses avoirs des banques européennes
« Une partie des réserves de change de l’Iran, toutefois, a été transférée dans des banques d’Asie », a t-il précisé lors d’un entretien accordé à l’agence de presse Borna.
Selon le ministre, l’Iran conserve la quantité minimum de devises requise pour que ses comptes restent ouverts en Europe, et gèrera ses comptes en Asie d’une manière qui permettra aux transactions commerciales de se poursuivre.
L’Iran a abandonné le dollar pour ses exportations de pétrole en faveur du yen, en invoquant pour cette décision la faiblesse de la devise américaine.
L’Iran vend quotidiennement près de 700 000 barils de pétrole brut au Japon [1], qui sont facturés en yen depuis la mi-2007, indique M. Talaei.
Les États-Unis ont imposé des sanctions contre les banques iraniennes et tentent de convaincre les gouvernements de mettre fin à leurs relations commerciales avec Téhéran.
Alors que certains estiment que ces sanctions ont paralysé l’économie de l’Iran, le refus des institutions financières en Russie, en Chine et au Moyen-Orient d’appliquer ces mesures a apporté la preuve que ces efforts étaient vains.
Le commerce international de l’Iran devrait dépasser 65 milliards de dollars annuellement et certaines banques étrangères qui avaient gelé les avoirs iraniens ont depuis lors restitué ces dépôts.
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Canada, le rôle positif de la repentance
00:25 Publié dans monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : canada, pensionnats autochtones, indien, repentance
11.06.2008
Gaza meurt dans l’indifférence, au su et au vu du monde
À une question qui lui était posée sur la possibilité qu’ont les Etats européens de rompre avec l’attitude imposée par les Etats-Unis, M. Carter a répondu : « Pourquoi pas ? Ils ne sont pas nos vassaux. Ils occupent une position d’égalité par rapport aux Etats-Unis ».
L’archevêque Desmond Tutu, Prix Nobel de la Paix sud-africain, s’est rendu récemment à Gaza, dans le cadre d’une mission de trois jours à la demande du Conseil des Droits Humains de l’ONU. « La situation entière est abominable » a-t-il déclaré. « Nous pensons que les citoyens israéliens ordinaires ne supporteraient pas ce blocus, ce siège, s’ils savaient que ce cela signifie vraiment pour les gens ordinaires comme eux ». La communauté internationale est aussi fautive, a-t-il dit, pour son « silence et sa complicité ».
Mais ces voix restent malheureusement trop rares et isolées. Malgré leurs appels, rien ne change, les mois passent. Israël maintient Gaza bouclée ; en manque d’eau, d’aliments, de médicaments les gens s’affaiblissent, dépérissent, meurent.
Au moment où nous écrivons ces lignes, à Gaza, il y a des mères qui mettent au monde des enfants condamnés avant leur naissance. Le nombre d’enfants qui meurent à la naissance à cause de la malnutrition s’accroît. Beaucoup des enfants survivants sont anémiques, car la mère a elle-même été sous-alimentée durant sa grossesse.
Imaginez l’inquiétude des parents, l’angoisse des mères à l’enfantement ! Il y a 9’000 à 10’000 nouveaux nés à Gaza chaque mois.
C’est un crime abominable ! Ces enfants, vont devoir supporter toute leur vie les séquelles de cette situation. Car leurs cellules cérébrales ont subi d’ores et déjà des dommages irréparables.
La majorité des enfants en dessous de l’âge de cinq ans se trouvent sous-alimentés, parce que privés de nourriture par décision du Gouvernement et de l’Etat Major israélien ! Les dirigeants israéliens savent parfaitement ce qu’ils font : sans le dire, ils contribuent par cette mesure cruelle à compromettre la vie des enfants Palestiniens de façon irréversible. Et nul ne semble pressé de courir au secours de ces enfants !
La situation à Gaza est devenue intolérable. Voilà ce que nous disait, l’autre jour, un habitant de Beit Hanoun : « On est arrivé au-delà du supportable. Pas d’électricité, pas de mazout, pas de gaz, pas de nourriture, pas d’eau potable, pas de salaire ; on n’a rien ; c’est indescriptible. Et ni l’Europe, ni les Etats arabes ne réagissent, comme si la bande de Gaza était déjà rayée de la carte ! »
Quand il s’agit de la survie des Palestiniens, qu’Israël affame et assassine, les responsables politiques restent inertes ; et les médias ne font pas une information qui permette aux gens de se rendre compte de la gravité de la situation. Mais les images terribles existent, les atrocités ont été décrites, et qui le veut vraiment a la possibilité de savoir ce qui se passe.
Dès lors, tous ceux qui s’indignent rétrospectivement du silence et de la passivité de leurs aînés devant les pratiques concentrationnaires des Nazis, mais qui ne font rien pour dénoncer la situation qui est faite aux Palestiniens, ni pour obliger Israël à changer de politique, devraient commencer par balayer devant leur porte.
Contrairement à leurs aînés, ils disposent, eux, de toutes les informations. Leur silence et leur passivité ne sont rien d’autre qu’une complicité dans le crime.
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04.06.2008
La victoire épique de Barack Obama
16:57 Publié dans monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : africawatch, obama, clinton, usa, élections
30.05.2008
Le gouvernement Berlusconi pousse à des pogroms racistes
Mercredi 21 mai, lors d'une session extraordinaire dans la ville de Naples, le nouveau cabinet du Premier ministre italien Silvio Berlusconi a fait passer de nouvelles lois très dures contre les immigrés. Ces nouveaux décrets sont le prolongement de plusieurs semaines de descentes de police et de violence contre la communauté immigrée en Italie.
Cette réunion spéciale du cabinet Berlusconi avait été prévue à Naples pour s'occuper en tout premier lieu de la longue crise des déchets de la ville. À cette occasion, Berlusconi a classé les décharges de la région comme des zones militaires pour empêcher les habitants de manifester contre les rejets toxiques. Il a combiné cela avec l'utilisation du racisme, assurant que la « lutte contre les criminels étrangers » était la priorité de son gouvernement et il a mis à profit la réunion de Naples pour faire passer un certain nombre de lois répressives.
Le gouvernement Berlusconi est constitué de partis de droite et d'extrême droite, parmi lesquels l'Alliance nationale post-fasciste et la Ligue du Nord ouvertement séparatiste et raciste. Durant la phase finale de la campagne pour les récentes élections fédérales italiennes, le magnat des médias multimillionnaire a délibérément fait de la xénophobie la clef de voûte de sa campagne électorale. L'un des principaux points du programme électoral de Berlusconi consistait à identifier les immigrés, et en particulier la communauté rom, comme la principale source des problèmes économiques et sociaux de l'Italie.
15:38 Publié dans actualité, monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : italie, immigration, racisme, berlusconi, roms, pogrom
27.05.2008
La démocratie américaine selon Thierry Meyssan
obama cain clinton
Sandro Cruz : Les États-Unis sont en pleine campagne électorale présidentielle. Trois candidats sont en lice. Quel regard portez-vous sur eux ?
Thierry Meyssan : En premier lieu, il importe de noter qu’il n’y a pas que trois candidats à la candidature (McCain chez les républicains, Clinton et Obama chez les démocrates), car de petits partis auront aussi leurs candidats, et des indépendants peuvent se présenter dans certains États. Il y avait dix-sept candidats en 2004, alors que les médias européens n’en ont cité que trois.
En 2008, il y aura au moins un candidat libertarien, un vert et deux trotskistes (le « vrai » Roger Calero et le « faux » Brian Moore, appointé par la CIA), un prohibitionniste (le pasteur Gene Amondson), un représentant du parti des contribuables (désormais dénommé parti de la Constitution), plus un indépendant (Ralph Nader)
Toutefois, ces petits candidats ne sont pas autorisés à se présenter sur tout le territoire et ne totaliseront probablement pas 5 % des voix. Le républicain et le démocrate rafleront la mise. C’est pourquoi les médias non-US ne s’intéressent qu’à MM. McCain, Obama et Mme Clinton. Ils ont tort, car si les petits candidats n’ont pas de crédibilité pour accéder à la Maison-Blanche, leur activisme laboure la société états-unienne et influence à terme le discours politique.
Vous me demandez ce que je pense des grands candidats c’est-à-dire ce que cela changera dans la politique des États-Unis si c’est l’un plutôt que l’autre qui est élu. Je pense que vous posez la question à l’envers. Vous conviendrez que l’actuel président, George W. Bush, n’a pas les capacités pour gouverner. C’est une marionnette derrière laquelle se cache le vrai pouvoir. Et si la politique des États-Unis ne se décide pas aujourd’hui dans le Bureau ovale, pourquoi voulez-vous qu’il en soit autrement l’an prochain ?
L’oligarchie est maintenant face à un dilemme :
- 1. Soit continuer la politique coloniale actuelle ;
- 2. Soit revenir à une forme d’impérialisme plus présentable.
Compte tenu de l’emballement de la crise financière et des échecs militaires, la poursuite de l’aventurisme peut conduire à la chute, mais aussi, pourquoi revenir en arrière quand on n’y est pas directement forcé ?
Si McCain correspond au premier terme de l’alternative et Obama au second, Clinton peut s’adapter à l’un comme à l’autre. C’est le sens de son maintien dans la course alors qu’elle aurait dû jeter l’éponge depuis longtemps. En réalité, après des mois de luttes intestines, l’oligarchie états-unienne vient de choisir. Comme on le voit avec les négociations en cours et divers accords de paix au Pakistan, en Irak, au Liban, en Syrie et en Palestine, elle a renoncé au « clash des civilisations » et au « remodelage du Grand Moyen-Orient ».
Obama offre deux qualités : d’une part, il a fait campagne sur le thème du changement et peut donc facilement incarner un renouveau en politique étrangère ; d’autre part, l’oligarchie majoritairement blanche préfère laisser à un noir la responsabilité d’annoncer la faillite du pays et d’affronter les inévitables révoltes sociales qui suivront.
07:50 Publié dans classé confidentiel, monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : démocratie, usa, élections
18.05.2008
Koursk, ou le spectre de la 3ème guerre mondiale
16:05 Publié dans classé confidentiel, monde, vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : usa, russie, koursk, chine, 3ème guerre mondiale, sous marin