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26.05.2008

La dynamique africaine, états des lieux & perspectives


18.05.2008

Après la Chine & l'inde, la Turquie veut aussi sa part du gâteau africain

L'AFRIQUE est de plus en plus courtisée. Le sol du continent noir regorge de matières premières minérales et d'hydrocarbures. Les hommes d'affaires turcs sont à la recherche des opportunités. Et c'est dans ce sens, qu'ils organisent depuis 2006 un forum de rencontre avec leurs homologues africains.


C'est ainsi que le Pont du commerce extérieur turco-africain entame, du 13 au 17 mai à Istanbul, sa 3e édition. C'est la Confédération des hommes d'affaires et industriels (Tuskon) qui l'organise. Elle est épaulée par le sous-secrétariat du commerce extérieur de Turquie et le ministère des Affaires étrangères. Plus d'une soixantaine d'entrepreneurs marocains (électronique, agroalimentaire, bâtiment…) y participent.

Lors des précédentes éditions, pas moins de 37 ministres, 70 hauts fonctionnaires, 1.300 hommes d'affaires étaient présents. «Elles ont donné lieu à 50.000 rencontres d'affaires bilatérales. L'on estime que ces discussions ont généré un volume de transactions dépassant les 2 milliards de dollars», précise le président de Tuskon, Rizanur Meral.

L'association patronale qu'il chapeaute a été fondée en 2005 à Istanbul. Composée de sept fédérations régionales, elle compte actuellement 12.000 hommes d'affaires, dont la plupart dirigent des PME. Le marché africain constitue pour eux un excellent débouché pour leurs exportations.

Il y a trois ans, le volume des transactions entre le pays d'Atatürk et le continent noir se situait à 10 milliards de dollars. «En 2007, les échanges ont progressé de moitié, soit une année à peine après la 1re édition du Pont commercial. N'empêche que ses réalisations sont encore bien loin du potentiel réel», souligne Sadet Gul, l'un des fondateurs de l'association des hommes d'affaires turcs et marocains, récemment créée à Casablanca.

En effet, selon les chiffres fournis par Tuskon, l'Afrique génère à peine 5% des 300 milliards de dollars du commerce extérieur de la Turquie. «C'est justement ces raisons qui nous ont poussé à organiser le Pont de commerce international entre la Turquie et l'Afrique», insistent les organisateurs.

Les déclarations du ministre turc du Commerce, Kürsad Tüzmen, sont cependant plus critiques: «Les pays occidentaux ont montré vis-à-vis de l'Afrique une logique de profits à sens unique et non pas une logique de profits mutuels. Notre objectif est d'établir une relation équilibrée basée sur un partenariat win-win». Une politique amorcée depuis 2003 par le gouvernement Erdogan à travers «la stratégie de développement des relations économiques avec les pays d'Afrique».

Trois ans plus tard, la Turquie récolte les premiers fruits: les échanges avec l'Afrique ont atteint près de 12 milliards de dollars. Et Ankara aujourd'hui compte atteindre d'ici deux ans, 25 milliards de dollars.

 

source : leconomiste.com 

23.04.2008

Investissements multipliés par 2 en Afrique

D'après un rapport de la CNUCED sur les tendances en matière d'investissements, publié en marge des réunions de la 12ème session de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED) et distribué samedi dernier par le bureau de presse de l'ONU au Caire, les investissements directs étrangers (IDE) en Afrique ont doublé entre 2004 et 2006 pour atteindre un record de 36 milliards de dollars. Cette évolution s'explique, selon cette même source, par l'attrait des ressources primaires, l‘augmentation des bénéfices des entreprises et un climat économique généralement plus favorable.


Dans ce document, repris par l'APS, il est indiqué que plusieurs pays africains ont enregistré des flux des IDE dans les domaines essentiels grâce à l'exploitation des ressources naturelles du continent et aux programmes de privatisation. Le rapport met aussi en exergue « l'affluence notable » sur les ressources naturelles en Afrique, notamment le pétrole, à la faveur de « la décision des Etats-Unis de réduire leur dépendance de pétrole du Proche-Orient et de se tourner davantage vers les ressources énergétiques de l'Afrique » et l'engagement des multinationales asiatiques dans les activités à l'amont dans le continent africain.

Selon le rapport, les pays de l'Afrique du Nord ont attiré 37% de ces IDE, alors que ceux de l'Afrique de l'Ouest ont drainé 20%. Par ailleurs, 7% des IDE ont été réalisés dans les pays de l'Afrique centrale, 5% dans les pays de l'Afrique de l'Est et 33% dans les pays du sud du continent.

Ce qui s'est traduit par l'installation en Afrique de 6 400 multinationales, notamment européennes et américaines. Pour le détail, le rapport précise qu'en 2006, les entrées d'IDE ont dépassé 1 milliard de dollars dans huit pays africains et ont progressé dans 33 pays. Les 10 premiers pays d'accueil ont reçu 90% environ de ces flux, soit 32 milliards de dollars. Les pays d'Afrique du Nord ont bénéficié d'entrées record d'IDE, en partie de STN asiatiques.

Tous les pays de cette sous-région, exception faite du Maroc (où les courants d'investissement sont restés relativement importants), ont bénéficié d'un plus grand montant d'IDE dans un large éventail de secteurs. En Afrique subsaharienne, les entrées d'IDE ont augmenté dans toutes les sous-régions, sauf en Afrique australe, en raison d'investissements importants dans les secteurs du pétrole et de l'extraction minière.
 
algerie-dz.com

11.04.2008

Les privatisations en Afrique : polémique, planification et résultats.

En Afrique, les concepts de désengagement de l’Etat ont été beaucoup plus considérés comme une solution perturbatrice de l’équilibre sociopolitique de la région (déjà précaire) imposée de l’extérieur pour sortir du sous-développement. Ce constat est conforté notamment par la réticence des décideurs politiques locaux à se débarrasser d’entreprises qui sont encore capables de faire des bénéfices. L’histoire de la privatisation en Afrique reflète en un sens certains des problèmes auxquels se sont heurtés beaucoup d’autres processus de développement : manque d’engagement politique, défauts de conception, insuffisance des ressources, faiblesse de la gestion et corruption. Les opérations de privatisation sont souvent perçues comme étant préjudiciables aux pauvres du fait de la perte des subventions publiques accordées aux services de base, aussi inefficaces qu’ils puissent être. Il importe de se poser des questions simples pour éclairer les décisions futures relatives aux privatisations : « Quelle est la place du citoyen ? Qui a décidé de la privatisation ?. Qui en profite ?. La privatisation est-elle respectueuse de la citoyenneté ?. On parle de tout en matière de privatisation, sauf des hommes et des femmes réels ! » [1]

La privatisation des télécommunications au Mali, l’approvisionnement en électricité ou encore des services relatifs à l’eau donnent à penser que les efforts de privatisation se sont parfois traduits par un pas en avant et deux en arrière.

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03.04.2008

Chine-Afrique

La croissance et même la survie économique de la Chine dépendent, paradoxalement et pour une part croissante, du continent le moins développé, l'Afrique. Pékin absorbe désormais 25 % de tout le cuivre consommé à travers le monde, 40 % du charbon, 35 % de l'acier, 10 % du pétrole et sa demande ne cesse de croître, et 90 % de tout l'aluminium.

 Une économie dévoreuse d'énergie, boulimique en matières premières qui s'est tout naturellement tournée vers la région qui en est le mieux pourvu.

Les Chinois ont lancé une véritable OPA sur l'Afrique en profitant à la fois de la perte d'influence occidentale, notamment française en Afrique de l'Ouest, et de la crise que traversent les institutions chargées de l'aide au développement : en 2007 Pékin a investi plus de 9 milliards de dollars en Afrique alors que la Banque Mondiale s'est révélée incapable d'y injecter plus de 2,5 milliards de dollars. L'organisation internationale basée à Washington tente désormais de convaincre la Chine de devenir son partenaire pour le financement des projets africains.

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