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04.06.2008

La victoire épique de Barack Obama

par Walter Shapiro
 
En remportant, mardi 3 juin, la course à l'investiture démocrate, le sénateur de l'Illinois est entré dans l'Histoire. Parce qu'il est le premier Noir à devenir le candidat d'un grand parti et parce qu'il a su, en partant de rien, se hisser au sommet. Il ne manquait que les canons à confettis, les lâchers de ballons et les écrans affichant 2 118, le nombre magique de délégués à atteindre pour être sûr de l'investiture du Parti démocrate. Mardi 3 juin, Barack Obama a proclamé sa victoire de façon singulière, en tenant un discours électoral sur le site qui accueillera la convention républicaine du mois de septembre. Le sénateur de l'Illinois a finalement été propulsé vers l'investiture démocrate par un afflux soudain de superdélégués, ces membres du Congrès et personnalités du parti que l'on soupçonnait jadis de fomenter une cabale pour sauver Hillary Clinton.

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27.05.2008

La démocratie américaine selon Thierry Meyssan

L’élection du président aux États-Unis, tous les quatre ans, est l’occasion d’un grand spectacle médiatique qui tient le monde en haleine. Ce système électoral fort complexe est contrôlé par l’oligarchie et donne l’illusion d’une souveraineté populaire contre laquelle il a été conçu. Thierry Meyssan répond à nos questions sur le fonctionnement méconnu de la « démocratie » made in USA.
obama cain clinton

Sandro Cruz : Les États-Unis sont en pleine campagne électorale présidentielle. Trois candidats sont en lice. Quel regard portez-vous sur eux ?

Thierry Meyssan : En premier lieu, il importe de noter qu’il n’y a pas que trois candidats à la candidature (McCain chez les républicains, Clinton et Obama chez les démocrates), car de petits partis auront aussi leurs candidats, et des indépendants peuvent se présenter dans certains États. Il y avait dix-sept candidats en 2004, alors que les médias européens n’en ont cité que trois.

En 2008, il y aura au moins un candidat libertarien, un vert et deux trotskistes (le « vrai » Roger Calero et le « faux » Brian Moore, appointé par la CIA), un prohibitionniste (le pasteur Gene Amondson), un représentant du parti des contribuables (désormais dénommé parti de la Constitution), plus un indépendant (Ralph Nader)

Toutefois, ces petits candidats ne sont pas autorisés à se présenter sur tout le territoire et ne totaliseront probablement pas 5 % des voix. Le républicain et le démocrate rafleront la mise. C’est pourquoi les médias non-US ne s’intéressent qu’à MM. McCain, Obama et Mme Clinton. Ils ont tort, car si les petits candidats n’ont pas de crédibilité pour accéder à la Maison-Blanche, leur activisme laboure la société états-unienne et influence à terme le discours politique.

Vous me demandez ce que je pense des grands candidats c’est-à-dire ce que cela changera dans la politique des États-Unis si c’est l’un plutôt que l’autre qui est élu. Je pense que vous posez la question à l’envers. Vous conviendrez que l’actuel président, George W. Bush, n’a pas les capacités pour gouverner. C’est une marionnette derrière laquelle se cache le vrai pouvoir. Et si la politique des États-Unis ne se décide pas aujourd’hui dans le Bureau ovale, pourquoi voulez-vous qu’il en soit autrement l’an prochain ?

L’oligarchie est maintenant face à un dilemme :
- 1. Soit continuer la politique coloniale actuelle ;
- 2. Soit revenir à une forme d’impérialisme plus présentable.
Compte tenu de l’emballement de la crise financière et des échecs militaires, la poursuite de l’aventurisme peut conduire à la chute, mais aussi, pourquoi revenir en arrière quand on n’y est pas directement forcé ?

Si McCain correspond au premier terme de l’alternative et Obama au second, Clinton peut s’adapter à l’un comme à l’autre. C’est le sens de son maintien dans la course alors qu’elle aurait dû jeter l’éponge depuis longtemps. En réalité, après des mois de luttes intestines, l’oligarchie états-unienne vient de choisir. Comme on le voit avec les négociations en cours et divers accords de paix au Pakistan, en Irak, au Liban, en Syrie et en Palestine, elle a renoncé au « clash des civilisations » et au « remodelage du Grand Moyen-Orient ».

Obama offre deux qualités : d’une part, il a fait campagne sur le thème du changement et peut donc facilement incarner un renouveau en politique étrangère ; d’autre part, l’oligarchie majoritairement blanche préfère laisser à un noir la responsabilité d’annoncer la faillite du pays et d’affronter les inévitables révoltes sociales qui suivront.

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21.05.2008

Mamadou Koulibaly à Tiassalé

  par Robert Krassault

Le 3ème vice-président du Front populaire ivoirien, M. Koulibaly Mamadou, par ailleurs, président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, était, les jeudi et vendredi derniers dans le département de Tiassalé. Il était porteur de plusieurs messages du président Laurent Gbagbo.


“Le président Laurent Gbagbo m’a dit de vous dire que la Côte d’Ivoire va mal et qu’il le sait. Il m’a dit de vous dire qu’il est au courant de vos plaintes et complaintes, de vos frustrations. Il m’a dit de vous dire de ne pas vous décourager, de tenir debout, d’espérer et d’avoir foi en la Côte d’Ivoire”, a expliqué M. Koulibaly Mamadou, le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, 3ème vice-président du Front populaire ivoirien au pouvoir, le jeudi 15 mai dernier, aux populations de N’Douci rassemblées, pour la circonstance, au quartier Plateau Kotican et aux populations de Tiassalé qui avaient, elles, envahi aux premières heures de l’après-midi l’espace situé devant la pharmacie Akpo Joseph. Le lendemain, vendredi 16 mai, il donnait ce même message du chef l’Etat ivoirien aux populations de la nouvelle sous-préfecture de Binao-Boussoué qui avaient pris d’assaut, tôt le matin, l’espace du marché du quartier Boussoué.

Partout sur son passage, le président Mamadou Koulibaly a ainsi expliqué que le pays se porte très mal et tout dégringole. “Les entreprises ferment et donc il y a du chômage. Les entreprises ne se créent pas et donc il n’y a pas de travail pour les femmes et pour les jeunes. L’Etat, lui, a des difficultés, donc les retraites et les salaires sont difficiles à payer”, a-t-il indiqué. Il a expliqué que quand Gbagbo a pris le pouvoir, il avait promis aux Ivoiriens de faire en sorte que les enfants puissent aller à l’école. Parce que, a soutenu M. Koulibaly Mamadou, Gbagbo était convaincu qu’un pays ne peut se développer que s’il a beaucoup de gens partis à l’école. Des gens éduqués, bien formés qui apprennent dans de grandes écoles et grandes universités; des gens qui ont des compétences et puis qui ont du travail, etc.

 

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24.04.2008

Elections présidentielles en Afrique

Les élections présidentielles en Afrique sont souvent source de contestations et de crises, même si certains pays ont connu des alternances réussies. Au KENYA, où plus de 300 personnes ont été tuées depuis la réélection contestée du président Mwai Kibaki, les périodes électorales ont été plusieurs fois le cadre d'émeutes meurtrières. En 2002, le pays a connu une alternance démocratique et pacifique avec la victoire de M. Kibaki, mais les deux scrutins de 1992 et de 1997 avaient été marqués par des violences politico-ethniques. En 1992, juste avant et après les élections générales, des centaines de personnes ont été tuées dans la vallée du Rift (ouest) dans des violences interethniques.

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