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16.06.2008

Prédiction 2008?

18.05.2008

Koursk, ou le spectre de la 3ème guerre mondiale

En Août 2000, le plus sophistiqué des sous-marins nucléaires russes, le Koursk, coule avec ses 118 membres d’équipage dans la mer de Barents. Proposée par les britanniques, la thèse de l’explosion accidentelle d’une ancienne torpille deviendra très vite la version officielle. Elle sera reprise par la plupart des médias russes et internationaux alors que les véritables raisons de ce naufrage n’ont jamais été élucidées. Quatre années plus tard, à la suite d’une longue investigation, ce film met en lumière des faits troublants, totalement occultés par le pouvoir, qui ont permis au réalisateur Jean-Michel Carré d’élaborer une hypothèse plus plausible qui implique les Etats-Unis dans cet événement et met en perspective les nouveaux enjeux stratégiques entre la Russie, les Etats-Unis et la Chine. Au-delà de cette enquête sur les secrets, les mensonges, les dissimulations et les non-dits entourant le drame, le film propose une nouvelle vision des pratiques politiques que Vladimir Poutine met en place dès l’annonce de cet "accident". Pour répondre aux violentes attaques de la presse indépendante à son égard, le nouveau président orchestre méthodiquement la mise au pas de la presse et de la justice. Sa stratégie politique, militaire, diplomatique et économique, dans l’idée de redonner à la Russie sa stature de super puissance, se révèle intimement liée à la succession des événements qui ont entouré le Koursk durant trois années. Tel un documentaire de "contre-espionnage", ce film met en scène le décalage entre le vécu douloureux d’un pays sous le choc, et la "raison d’Etat" qui, dans l’intervalle de deux élections présidentielles, l’emportera sur le respect de la vie des citoyens et faire le lit de ce qui ressemble bien à une nouvelle dictature.

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03.04.2008

Chine-Afrique

La croissance et même la survie économique de la Chine dépendent, paradoxalement et pour une part croissante, du continent le moins développé, l'Afrique. Pékin absorbe désormais 25 % de tout le cuivre consommé à travers le monde, 40 % du charbon, 35 % de l'acier, 10 % du pétrole et sa demande ne cesse de croître, et 90 % de tout l'aluminium.

 Une économie dévoreuse d'énergie, boulimique en matières premières qui s'est tout naturellement tournée vers la région qui en est le mieux pourvu.

Les Chinois ont lancé une véritable OPA sur l'Afrique en profitant à la fois de la perte d'influence occidentale, notamment française en Afrique de l'Ouest, et de la crise que traversent les institutions chargées de l'aide au développement : en 2007 Pékin a investi plus de 9 milliards de dollars en Afrique alors que la Banque Mondiale s'est révélée incapable d'y injecter plus de 2,5 milliards de dollars. L'organisation internationale basée à Washington tente désormais de convaincre la Chine de devenir son partenaire pour le financement des projets africains.

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