21.08.2008
Autopsie du RHDP
La coalition des Houphouëtistes dont le pilier est la Troïka PDCI, RDR, UDPCI est en train de mourir de sa belle mort. Cette alliance était d’ailleurs apparue comme un mariage contre nature devant les observateurs les plus avertis de la politique Ivoirienne. Et ils n’ont pas eu tort. Il a suffit d’user d’un peu de patience pour que le temps leur donne raison. En effet, après avoir ébloui les militants des partis qui la composent par une flamme illusoire, elle a aussitôt amorcé une extinction causée par des actes de méfiance et propos discourtois émanant de leurs leaders. Désormais au RHDP les mots les plus usités sont : trahison, méfiance, machination. C’est que, comme dans un couple de lépreux où les conjoints éprouvent toujours du mal à s’embrasser, les personnalités qui composent la haute direction du RHDP sont faites de pièces qui ne peuvent s’assembler. Le moindre geste maladroit ou propos nuancé est vite examiné au microscope pour y décoder le message caché. Le mariage n’a donc duré que le temps de la lune de miel. Mais pouvait-on honnêtement en espérer une issue autre que celle qui se présente aujourd’hui ? Pour qui connaît la politique en Eburnie, il est aisé de parier qu’une alliance entre Henri Konan Bédié et Alassane Dramane Ouattara ne tient que sur du papier. Son application honnête et sincère serait synonyme de la reconstitution d’un puzzle dont les pièces présentées n’ont rien à voir avec le croquis. Nzuéba et Ado sont deux personnalités que le destin a toujours opposées.
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25.06.2008
Gbagbo gagnant face à la France
Après la visite de Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères à Abidjan, un journal burkinabé estime que c’est une victoire pour le Président Gbagbo. “Une page est tournée dans les relations entre la Côte d`Ivoire et la France". Foi du ministre français des Affaires étrangères, Bernard Koutchner, qui vient d`achever une visite de deux jours sur les bords de la lagune Ebrié.
L`heure est à présent au réchauffement des relations entre les deux pays, qui s`étaient littéralement dégradées avec la crise ivoirienne. A ce propos d`ailleurs, le président ivoirien ne s`était pas embarrassé de langage diplomatique pour dire qu`il dort mieux depuis que Chirac n`est plus à l`Elysée. Si, entre Paris et Abidjan, on se remet à se faire les mamours, c`est qu`il y a bien une leçon à tirer de cette nouvelle phase : il faut se garder d`intervenir entre les deux conjoints français et ivoirien. Malgré des scènes de ménage occasionnelles sur fond d`invectives, de douleurs, d`humiliations et de ressentiments de part et d`autre, ils sont si liés par le mariage d`intérêt que les projets de divorce ne vont jamais bien loin. Même s`il est vrai que la réconciliation entre les deux époux a été favorisée par l`arrivée d`une nouvelle équipe à l`Elysée qui s`emploie à réparer les "torts" causés par l`ancien locataire de l`Elysée. Reste à savoir qui a fait le premier pas pour négocier la réconciliation. "Une fois la date de l’élection [présidentielle] fixée et donc connue de tous", il était de bon ton que Bernard Koutchner allât à Abidjan pour un réchauffement effectif des relations. Un bel argument s`il en est, pour aller vers la Côte d`Ivoire, et espérer, dans le même temps, son pardon. Et pour en rajouter à l`argument, Paris affirme que Laurent Gbagbo a promis de "faire tout ce qui lui est humainement possible pour que la date du 30 novembre soit tenue". La France, pour sa part, a été tellement frappée par le cours heureux des événements qu`elle est disposée à accompagner la Côte d`Ivoire dans la préparation du scrutin de novembre prochain. Elle devrait apporter sa contribution à hauteur de 2 millions d`euros.
Reste que si la bonne "atmosphère politique" qui prévaut actuellement à Abidjan, pour reprendre les termes du french doctor, se raffermissait, la Côte d`Ivoire n`en serait pas la seule bénéficiaire. On sait combien la France et ses citoyens comptent d`intérêts multiformes dans ce pays qui demeure dans la sous-région ouest-africaine, l`Eldorado des milieux d`affaires français. A la faveur des tristes événements de novembre 2004, les opérateurs économiques français avaient dû regagner, la mort dans l`âme, leur pays d`origine. Puis, une fois que les choses semblaient revenues à la normale, ils se sont empressés de retourner dans leur "seconde patrie", toute chose qui n`est pas sans renseigner sur les nombreux intérêts qu`ils tenaient à sauvegarder en Côte d`Ivoire. Et que dire de ces Français qui, malgré tous les risques, avaient tenu à ne pas rentrer pour des raisons autres que celles affectives qu`ils nourrissaient à l`égard de ce pays ? Après donc les opérateurs économiques français, c`est au tour des politiques de l`Hexagone de montrer combien la branche des relations entre la Côte d`Ivoire et la France peut se tordre sans jamais se casser.
Quoi de plus normal en cela quand la France tient à marquer son territoire suite à l`intrusion de concurrents sérieux dans son pré carré. Si la Côte d`Ivoire demeure, comme le remarque Bernard Kouchner, un pays potentiellement riche de ses "énergies et de ses citoyens", la France peut-elle longtemps laisser s`échapper sa "poule aux oeufs d`or"? Dans le bras de fer qui l`a opposé à la France, Laurent Gbagbo en sort finalement gagnant. Non seulement la France marque son retour en Côte d`Ivoire, mais aussi Gbagbo est toujours au pouvoir et les élections se présentent pour lui, sous de bons auspices avec la quasi-assurance que les Forces impartiales (ONUCI et Forces Licorne) seront là pour sécuriser le scrutin présidentiel. Bien plus, Gbagbo se sera présenté aux yeux de son peuple en héros national, en montrant à la face de la France une intransigeance politique lucide, en se présentant sous les traits d`un président qui ne se laisse pas conter. Au total, Laurent Gbagbo peut savourer sa victoire, tout en se réjouissant du retour de l`Hexagone dans son pays, sur fond de changement de ton favorable à la préservation des intérêts mutuellement avantageux entre Paris et Abidjan…
12:29 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, côte d'ivoire, laurent gbagbo, crise, kouchner
29.05.2008
Situation inquiétante au Mali
« Ce dernier incident souligne la nécessité de trouver d’urgence une issue immédiate et durable à ce conflit récurrent, afin que le Mali puisse se concentrer sur ses priorités en matière de développement et sur la consolidation de la démocratie dans le pays », a indiqué M. Ki-moon, dans une déclaration prononcée par son porte-parole le 22 mai, à New York.
Au Mali, selon les officiers de l’armée et les observateurs, l’ampleur de l’attaque menée le 21 mai par les rebelles contre le Groupement de la garde nationale d’Abeibara, une localité située à 150 kilomètres au nord de Kidal (nord), traduit l’audace de plus en plus prononcée qui caractérise les tactiques employées par les rebelles, ainsi que leur force de combat accrue, un phénomène inquiétant.
23:57 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mali, crise, touregs, rébellion
27.05.2008
Mutinerie des militaires en Guinée
Le mouvement a débuté lundi matin au camp Alfa Yaya Diallo de la capitale, situé près de l'aéroport international. Ce camp, le plus grand du pays, abrite des commandos parachutistes et des troupes d'élite. Les soldats en colère ont tiré en l'air toute la journée, depuis l'intérieur de la garnison.
En milieu d'après-midi, pour appuyer leurs revendications, ils ont séquestré le chef d'état-major adjoint, le général Mamadou Sampil, qui était pourtant venu pour dialoguer. Deux sources proches de sa famille ont mardi indiqué qu'il avait été libéré lundi soir et avait regagné son domicile. Mais son fils, Youssouf Sampil, a ensuite apporté quelques précisions: "Mon papa n'est plus séquestré, il est à l'intérieur du camp à la demande des militaires en colère".
"Je lui ai apporté à manger (mardi), j'ai bavardé avec lui et il m'a dit: +on me demande de rester ici+. Il est libre de ses mouvements mais à l'intérieur du camp", a-t-il poursuivi.
Lundi soir, les soldats sont pour la première fois sortis du camp militaire pour se rendre dans le quartier voisin de Yimbaya, toujours en tirant en l'air. Sept habitants du quartier ont été blessés par des balles perdues, selon des témoins. Dans la même soirée, un officier de l'armée guinéenne en charge de l'intendance militaire, le commandant Korka Diallo, a également été grièvement blessé par balles devant le camp Alfa Yaya dans des circonstances encore floues. Il a été transporté dans une clinique.
Pendant la nuit de lundi à mardi, le mouvement de colère des militaires a gagné deux importantes villes-garnisons, Kindia (130 km à l'est de Conakry) et Nzérékoré (1.000 km au sud-est de Conakry), selon des témoins.
A Kindia, une femme a été touchée en pleine poitrine par une balle perdue et a succombé à ses blessures, selon des témoins. Devant la gravité de la situation, le président guinéen, le général Lansana Conté, au pouvoir depuis 1984, a réuni lundi soir dans son palais présidentiel de Conakry plusieurs hauts responsables civils et militaires. Au terme de la réunion, le gouvernement a appelé au calme, dans un communiqué lu à la télévision nationale, et demandé aux militaires de privilégier "le dialogue et la concertation".
Les militaires en colère réclament le paiement d'arriérés de soldes non perçues depuis 1996, ils accusent des membres de la hiérarchie d'avoir détourné une partie de cet argent, ce que le gouvernement dément. Les soldats mécontents ont également expliqué que depuis le limogeage du Premier ministre Lansana Kouyaté le 20 mai, ils n'avaient plus d'interlocuteur pour parler de ce problème.
En mai 2007, des militaires avaient déclenché un mouvement de grogne à travers le pays en affirmant notamment que certains de leurs chefs procédaient à des retenues sur leurs soldes depuis 1996. Les violences avaient alors fait au moins huit morts et plusieurs dizaines de blessés. Le président Lansana Conté avait ensuite limogé huit hauts responsables de l'armée, dont certains étaient accusés par les militaires mécontents de corruption et de détournement de leurs arriérés de soldes. Le général Sampil avait alors été nommé chef d'état-major adjoint.
afp
19:54 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guinée, mutinerie, conacry, crise, militaire, Lansana Conté
24.04.2008
Elections présidentielles en Afrique
14:35 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afrique, démocratie, élections, crise
31.03.2008
Les racines de la crise au Tchad
14:00 Publié dans question de fond | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : africa watch, tchad, crise, histoire