21.06.2008
UE, la directive retour adoptée
Sans-papiers: les eurodéputés adoptent la 'directive retour
Le projet européen de directive "retour", sur l'expulsion des sans-papiers, avait déjà été approuvé par les chefs de gouvernements. Les eurodéputés ont adopté aujourd'hui ce projet de loi controversé destiné à faciliter le renvoi des sans-papiers de l'UE.
Le texte, résultat d'un compromis conclu avec les 27 Etats membres, a été approuvé par 367 voix contre 206 et 109 abstentions. Les amendements proposés par les opposants au texte ont été à chaque fois rejetés avec des écarts de plus de 100 voix.
Cette loi européenne vise en priorité à faciliter les départs volontaires des ressortissants étrangers en situation irrégulière dans l'UE. Très critiquée par la gauche et de nombreuses ONG, elle prévoit néanmoins la possibilité de les expulser dans le cas contraire, avec une durée de rétention maximale de 18 mois et un bannissement de cinq ans après expulsion. La loi n'interdit pas l'expulsion des mineurs.
Hier, Brice Hortefeux, ministre de l'immigration a affirmé que cette directive "retour" "ne changera en rien la politique française".
Concernant l'un des points les plus controversés du projet de la directive "retour" qui vise à fixer à dix-huit mois la durée maximale de la rétention des étrangers, le ministre a déclaré, en réponse à Serge Letchimy (PPM, Martinique): "Pour la France, je vous l'indique très clairement, il n'est pas question de modifier la durée maximum qui est de 32 jours."
Sur le deuxième élément de la directive qui vise à interdire pendant 5 ans le retour dans le pays d'accueil à tout étranger en situation irrégulière qui en a été expulsé, Brice Hortefeux a indiqué "avoir négocié" avec ses collègues Jean-Pierre Jouyet (Affaires européennes) et Bernard Kouchner (Affaires étrangères). "Nous avons obtenu que cette durée puisse être diminuée voire supprimée. La France n'est pas favorable à des politiques de bannissement", a ajouté Brice Hortefeux.
Enfin, à propos d'une troisième disposition relative aux mineurs sans-papiers isolés, le ministre de l'Immigration a rappelé qu'en France "il n'est pas possible, et cela me parait juste, de les renvoyer dans le pays d'origine".
"En revanche, a-t-il aussi expliqué, un certain nombre de pays le pratiquent. Le projet de directive vise à atténuer cette possibilité en demandant des garanties. Mais là aussi, très concrètement, cela ne change rien pour la France."
AFP
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30.05.2008
Le gouvernement Berlusconi pousse à des pogroms racistes
Mercredi 21 mai, lors d'une session extraordinaire dans la ville de Naples, le nouveau cabinet du Premier ministre italien Silvio Berlusconi a fait passer de nouvelles lois très dures contre les immigrés. Ces nouveaux décrets sont le prolongement de plusieurs semaines de descentes de police et de violence contre la communauté immigrée en Italie.
Cette réunion spéciale du cabinet Berlusconi avait été prévue à Naples pour s'occuper en tout premier lieu de la longue crise des déchets de la ville. À cette occasion, Berlusconi a classé les décharges de la région comme des zones militaires pour empêcher les habitants de manifester contre les rejets toxiques. Il a combiné cela avec l'utilisation du racisme, assurant que la « lutte contre les criminels étrangers » était la priorité de son gouvernement et il a mis à profit la réunion de Naples pour faire passer un certain nombre de lois répressives.
Le gouvernement Berlusconi est constitué de partis de droite et d'extrême droite, parmi lesquels l'Alliance nationale post-fasciste et la Ligue du Nord ouvertement séparatiste et raciste. Durant la phase finale de la campagne pour les récentes élections fédérales italiennes, le magnat des médias multimillionnaire a délibérément fait de la xénophobie la clef de voûte de sa campagne électorale. L'un des principaux points du programme électoral de Berlusconi consistait à identifier les immigrés, et en particulier la communauté rom, comme la principale source des problèmes économiques et sociaux de l'Italie.
15:38 Publié dans actualité, monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : italie, immigration, racisme, berlusconi, roms, pogrom