21.06.2008
Maghreb : Le mal-être des jeunes
Mêmes causes, mêmes effets. A Sidi Ifni, un petit port du Sud marocain, les forces de l'ordre sont intervenues, le 6 juin, pour disperser sans ménagement de jeunes manifestants qui bloquaient depuis une semaine l'accès aux quais à la suite d'un tirage au sort organisé par la municipalité pour l'embauche de trois personnes. Bilan : 44 blessés, selon les autorités.
La veille, à Redeyef, une ville minière proche de Gafsa, dans le centre de la Tunisie, un chômeur de 25 ans a été tué lors de très violents accrochages opposant la police à de jeunes protestataires. Traditionnellement frondeuse, cette région est en ébullition depuis la publication, au début de l'année, des résultats d'un concours d'entrée à la Compagnie des phosphates de Gafsa, le seul employeur (public) du bassin (voir L'Express du 15 mai).
L'Algérie n'est pas en reste. Régulièrement, des jeunes y brûlent des pneus, barrent des routes et s'en prennent aux bâtiments publics pour protester contre la "malvie". Le détonateur est souvent anodin : la défaite d'une équipe de foot, une rixe avec des policiers, la distribution, au compte-gouttes, de logements sociaux... Les émeutes durent quelques heures, ou quelques jours. Ces coups de colère accompagnés d'actes de vandalisme sont, depuis le début du printemps, de plus en plus fréquents. Au point d'être devenus l'unique forme de contestation sociale.
22:55 Publié dans question de fond | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : maghreb, société, jeune, émeutes, chômage
28.05.2008
La présidence à vie est elle une fatalité arabe ?
Tous mes interlocuteurs étaient d’accord sur le fait, qu’en matière de libertés publiques, le retour du bâton craint, une fois éteinte les lampions de la fête, ne s’est pas produit.
Mais beaucoup de représentants de la "société civile" semblaient dubitatifs quant à l’enthousiasme soulevé par l’expérience mauritanienne dans les pays arabes.
Leurs arguments appelant à tempérer cet enthousiasme sont les suivants :
- D’une certaine façon, les caciques de la dictature déchue n’avaient pas le choix, surtout après la tentative de putsch de 2003, que d’organiser leur propre soulèvement et sauver leurs propres têtes et privilèges en sacrifiant le dictateur devenu un fardeau pour le système.
- C’est le candidat du régime de l’époque, soutenu par la caste militaire, toujours omnipotente, qui l’a emporté et non le candidat de la "vraie alternance".
- Certes les formes électorales ont été respectées, mais la lutte n’a pas tourné autour de programmes politiques. Les déterminants ont été l’argent et le clientélisme tribal et ethnique.
Il est exact que sans l’intervention en sous main des militaires, le candidat de l’opposition aurait eu de meilleures chances de l’emporter, sans que cela soit absolument certain.
06:20 Publié dans question de fond | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : maghreb, monde arabe, démocratie
26.05.2008
L'union méditerranéenne en question
05:30 Publié dans vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, maghreb, union méditerranéenne