04.06.2008
La victoire épique de Barack Obama
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27.05.2008
La démocratie américaine selon Thierry Meyssan
obama cain clinton
Sandro Cruz : Les États-Unis sont en pleine campagne électorale présidentielle. Trois candidats sont en lice. Quel regard portez-vous sur eux ?
Thierry Meyssan : En premier lieu, il importe de noter qu’il n’y a pas que trois candidats à la candidature (McCain chez les républicains, Clinton et Obama chez les démocrates), car de petits partis auront aussi leurs candidats, et des indépendants peuvent se présenter dans certains États. Il y avait dix-sept candidats en 2004, alors que les médias européens n’en ont cité que trois.
En 2008, il y aura au moins un candidat libertarien, un vert et deux trotskistes (le « vrai » Roger Calero et le « faux » Brian Moore, appointé par la CIA), un prohibitionniste (le pasteur Gene Amondson), un représentant du parti des contribuables (désormais dénommé parti de la Constitution), plus un indépendant (Ralph Nader)
Toutefois, ces petits candidats ne sont pas autorisés à se présenter sur tout le territoire et ne totaliseront probablement pas 5 % des voix. Le républicain et le démocrate rafleront la mise. C’est pourquoi les médias non-US ne s’intéressent qu’à MM. McCain, Obama et Mme Clinton. Ils ont tort, car si les petits candidats n’ont pas de crédibilité pour accéder à la Maison-Blanche, leur activisme laboure la société états-unienne et influence à terme le discours politique.
Vous me demandez ce que je pense des grands candidats c’est-à-dire ce que cela changera dans la politique des États-Unis si c’est l’un plutôt que l’autre qui est élu. Je pense que vous posez la question à l’envers. Vous conviendrez que l’actuel président, George W. Bush, n’a pas les capacités pour gouverner. C’est une marionnette derrière laquelle se cache le vrai pouvoir. Et si la politique des États-Unis ne se décide pas aujourd’hui dans le Bureau ovale, pourquoi voulez-vous qu’il en soit autrement l’an prochain ?
L’oligarchie est maintenant face à un dilemme :
- 1. Soit continuer la politique coloniale actuelle ;
- 2. Soit revenir à une forme d’impérialisme plus présentable.
Compte tenu de l’emballement de la crise financière et des échecs militaires, la poursuite de l’aventurisme peut conduire à la chute, mais aussi, pourquoi revenir en arrière quand on n’y est pas directement forcé ?
Si McCain correspond au premier terme de l’alternative et Obama au second, Clinton peut s’adapter à l’un comme à l’autre. C’est le sens de son maintien dans la course alors qu’elle aurait dû jeter l’éponge depuis longtemps. En réalité, après des mois de luttes intestines, l’oligarchie états-unienne vient de choisir. Comme on le voit avec les négociations en cours et divers accords de paix au Pakistan, en Irak, au Liban, en Syrie et en Palestine, elle a renoncé au « clash des civilisations » et au « remodelage du Grand Moyen-Orient ».
Obama offre deux qualités : d’une part, il a fait campagne sur le thème du changement et peut donc facilement incarner un renouveau en politique étrangère ; d’autre part, l’oligarchie majoritairement blanche préfère laisser à un noir la responsabilité d’annoncer la faillite du pays et d’affronter les inévitables révoltes sociales qui suivront.
07:50 Publié dans classé confidentiel, monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : démocratie, usa, élections
18.05.2008
Koursk, ou le spectre de la 3ème guerre mondiale
16:05 Publié dans classé confidentiel, monde, vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : usa, russie, koursk, chine, 3ème guerre mondiale, sous marin